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Les crus classés de Côtes de Provence : origine, portée et domaines concernés

Les crus classés de Côtes de Provence : origine, portée et domaines concernés

Les crus classés de Côtes de Provence forment une liste de domaines reconnus par un classement officiel de 1955, avant même la naissance de l’appellation Côtes de Provence. Sur vingt-trois domaines classés à l’origine, dix-huit portent encore cette mention.

Un classement antérieur à l’appellation

Au milieu du XXe siècle, les vins de Provence relevaient d’un statut de vin délimité de qualité supérieure. Pour distinguer les propriétés les plus réputées, un arrêté de 1955 a établi une liste de crus classés. L’appellation d’origine contrôlée Côtes de Provence n’est venue qu’en 1977. Le classement est donc plus ancien que l’appellation qui l’accueille aujourd’hui.

Il s’inspire du principe bordelais : c’est le domaine, et non une parcelle ou un vin, qui est classé.

Une liste fermée et jamais révisée

Contrairement à d’autres classements, celui de 1955 n’a jamais été mis à jour. Aucun domaine n’a été ajouté. Certains ont disparu ou ont cessé d’utiliser la mention, ce qui explique le passage de vingt-trois à dix-huit noms. Pour un domaine aujourd’hui très réputé mais absent de la liste, il est donc impossible de devenir cru classé.

Quelques domaines de la liste

Parmi les crus classés présentés dans ce guide figurent le château de Brégançon à Bormes-les-Mimosas, le château Sainte-Marguerite à La Londe-les-Maures, le domaine de la Croix à La Croix-Valmer, Rimauresq à Pignans et l’Aumérade à Pierrefeu-du-Var. D’autres noms connus, comme Minuty ou Sainte-Roseline, en font également partie.

Ce que la mention garantit, et ce qu’elle ne dit pas

La mention « cru classé » apporte une information historique : la propriété était reconnue pour la qualité de ses vins au moment du classement. Elle ne crée pas de règles de production supplémentaires au-delà de celles de l’appellation et de ses éventuelles dénominations. Elle ne dit rien d’un millésime en particulier.

  • Elle concerne le domaine, quelle que soit la cuvée.
  • Elle s’ajoute à l’appellation Côtes de Provence.
  • Elle ne remplace pas une dénomination de terroir, comme La Londe ou Sainte-Victoire.
  • Elle ne constitue pas une note ni une hiérarchie entre les domaines classés.

Comment la reconnaître sur une étiquette

Les domaines concernés inscrivent « cru classé » à proximité du nom de l’appellation. L’association des crus classés de Côtes de Provence regroupe ces propriétés et en publie la liste. Pour un amateur, cette mention aide à situer un domaine dans l’histoire du vignoble, au même titre que la commune ou la dénomination. Les autres indications d’une bouteille, de la couleur aux mentions obligatoires, sont détaillées avec les étiquettes des domaines de Côtes de Provence.

Un domaine peut-il perdre son statut de cru classé ?
Le classement n’ayant jamais été révisé, la liste n’a été modifiée que par la disparition ou le retrait de domaines. Un domaine qui cesse son activité ne transmet pas la mention à un autre.
Existe-t-il des crus classés dans les autres appellations de Provence ?
Non : le classement de 1955 ne concerne que les Côtes de Provence. Bandol, Palette ou les Coteaux d’Aix n’ont pas de classement équivalent.
Les crus classés produisent-ils seulement du rosé ?
Non. Comme les autres domaines, ils produisent souvent les trois couleurs, même si le rosé y est généralement majoritaire.

Sources : arrêté de classement de 1955, cahier des charges de l’AOC Côtes de Provence (INAO), association des crus classés de Côtes de Provence.

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