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Un rosé des Coteaux Varois en jéroboam : ce que dit l’étiquette Rose des Vents

Un rosé des Coteaux Varois en jéroboam : ce que dit l’étiquette Rose des Vents

Rose des Vents désigne ici un rosé de l’appellation Coteaux Varois en Provence présenté en jéroboam, c’est-à-dire dans une grande bouteille. Le nom rappelle l’instrument des marins et les vents qui balaient le centre du Var ; le format, lui, change la manière dont le vin évolue et se sert.

Le jéroboam, un grand format au nom biblique

Comme le mathusalem ou le réhoboam, le jéroboam emprunte son nom à un roi de l’Ancien Testament. Sa contenance n’est pas la même partout. En Champagne et en Bourgogne, il correspond à trois litres, soit quatre bouteilles de 75 cl. À Bordeaux, le même mot a longtemps désigné un flacon plus grand, de l’ordre de cinq litres, et la bouteille de trois litres y prend volontiers le nom de double magnum. Pour un rosé de Provence, la contenance exacte figure sur l’étiquette, obligatoirement exprimée en litres ou en centilitres.

Nom du formatÉquivalence courante
demi-bouteille37,5 cl
bouteille75 cl
magnum1,5 litre, deux bouteilles
jéroboam (Champagne, Bourgogne)3 litres, quatre bouteilles

Le nombre de verres que donne chacun de ces formats est détaillé dans la page qui répond à la question combien de verres dans une bouteille, un magnum ou une demi-bouteille.

Pourquoi un grand flacon vieillit autrement

Dans une grande bouteille, la quantité d’air emprisonnée sous le bouchon est faible par rapport au volume de vin. L’oxydation est donc plus lente, et le vin évolue plus doucement qu’en bouteille standard. Ce constat, admis par la plupart des professionnels, vaut surtout pour les vins de garde ; un rosé conçu pour être servi jeune n’en tire qu’un bénéfice limité. Le grand format reste surtout un choix de service pour une table nombreuse. Il demande aussi plus de place et une température stable, car un volume important met longtemps à se rafraîchir.

Les Coteaux Varois, un rosé de collines calcaires

L’AOC Coteaux Varois en Provence occupe le centre du Var, autour de Brignoles, de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume et de La Roquebrussanne. Les vignes y poussent sur des sols calcaires, à une altitude plus élevée que sur le littoral, et les nuits d’été y restent fraîches. Les rosés de ce secteur sont souvent un peu plus tendus que ceux de la côte, avec une maturité plus tardive. Le territoire et les règles de l’appellation sont décrits dans la rubrique Coteaux Varois en Provence, le Var calcaire.

Le cahier des charges admet pour les rosés le grenache, le cinsault, la syrah, le mourvèdre et d’autres cépages en proportion limitée. La composition de Rose des Vents, comme le domaine qui l’élabore et sa commune, se lisent sur l’étiquette. Les autres cuvées varoises recensées dans le guide figurent avec les rosés, rouges et blancs des Coteaux Varois.

Ce que signifie le millésime inscrit sur le jéroboam

Le millésime indique l’année de la vendange. Pour un rosé, il sert avant tout à situer la jeunesse du vin : ce style se boit en général dans l’année ou les deux années qui suivent la récolte, même en grand format. Une saison chaude donne des rosés plus ronds, une saison fraîche des vins plus vifs. La méthode d’élaboration, du pressurage direct à la fermentation à basse température, est détaillée avec la vinification du rosé, du pressoir à la cuve.

Un jéroboam de rosé contient-il toujours trois litres ?
Le plus souvent, mais pas toujours : le nom varie selon les régions. La contenance légale, inscrite sur l’étiquette, fait foi.
Faut-il carafer un rosé servi en grand format ?
Ce n’est pas nécessaire pour un rosé jeune. Le plus délicat est de l’amener à la bonne température, autour de 8 à 10 °C, ce qui demande plusieurs heures pour un tel volume.

Sources : cahier des charges de l’AOC Coteaux Varois en Provence (INAO), réglementation européenne sur l’étiquetage des vins.

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