Bastide des Oliviers est le nom d’un vin rouge de l’appellation Coteaux Varois en Provence. Le mot bastide désigne en Provence une grande maison rurale entourée de ses terres, et l’olivier rappelle les cultures qui partagent les collines du Var avec la vigne.
Un nom qui raconte la campagne provençale
La bastide est l’ancienne demeure de propriétaire terrien, souvent bâtie aux XVIIe et XVIIIe siècles, au centre d’un domaine agricole. Dans le Var, beaucoup de propriétés viticoles en ont gardé le nom. Les oliviers, eux, bordent encore de nombreuses parcelles de vigne et occupent les terrasses les plus pentues. Un nom de cuvée comme celui-ci n’indique pas à lui seul un lieu précis : le domaine qui l’élabore, sa commune et la composition du vin figurent sur l’étiquette et se vérifient auprès du producteur.
Les cépages que peut contenir un rouge des Coteaux Varois
Le cahier des charges de l’appellation encadre l’assemblage des rouges. Les cépages principaux sont :
- le grenache noir, pour la rondeur et le fruit mûr ;
- la syrah, pour la couleur, la structure et les notes poivrées ;
- le mourvèdre, qui apporte la charpente lorsqu’il trouve assez de chaleur ;
- le cinsault, plus léger, qui assouplit l’ensemble.
D’autres cépages, comme le carignan ou le cabernet sauvignon, peuvent compléter l’assemblage dans des proportions limitées. La part de chacun dans la Bastide des Oliviers n’est connue que par l’étiquette ou par le domaine.
Le style des rouges du Var calcaire
Au centre du Var, la vigne pousse sur des sols argilo-calcaires, à une altitude souvent supérieure à celle du littoral. Les nuits fraîches de fin d’été ralentissent la maturation et préservent l’acidité. Les rouges qui en sont issus gardent une certaine tension, avec des tanins plus fermes que ceux des rouges de plaine. Selon la vinification, ils peuvent être pensés pour un service jeune, avec un élevage en cuve, ou pour quelques années de garde après un passage en fût. Pour comparer avec d’autres secteurs, les vins rouges de Provence, de fruit ou de garde sont présentés par style.
Ce qu’indique le millésime sur une bouteille de rouge
Le millésime est l’année de la vendange. Pour un rouge des Coteaux Varois, il donne une indication sur la saison : une année chaude et sèche produit des vins plus concentrés, une année plus fraîche des vins plus digestes. Il aide aussi à estimer le moment où le vin sera à son meilleur équilibre. Un rouge de ce type se garde généralement de trois à six ans dans de bonnes conditions, à l’abri de la lumière, couché et à température stable, mais seul le domaine peut préciser le potentiel de sa cuvée.
Servir un rouge du centre du Var
Un rouge de ce secteur se sert entre 15 et 17 °C, un peu plus frais s’il est jeune et fruité. Il accompagne naturellement la cuisine de l’arrière-pays varois : daube, tian de légumes, grillades sur sarments, fromages de chèvre affinés. L’accord avec un gigot d’agneau et les rouges de Provence est l’un des plus classiques de la région.
Les autres vins de l’appellation dans le guide
Le centre du Var compte de nombreux domaines familiaux et coopératives. La page des trois couleurs des Coteaux Varois regroupe les cuvées et les propriétés de l’appellation recensées dans le guide, et la rubrique AOC Coteaux Varois en Provence autour de Brignoles décrit l’aire, ses massifs et son histoire.
Sources : cahier des charges de l’AOC Coteaux Varois en Provence (INAO).