Les Coteaux Varois en Provence produisent surtout du rosé, mais aussi des rouges et une petite part de blancs. Cultivées sur des collines calcaires du centre du Var, à l’abri de la mer, ces trois couleurs gardent une fraîcheur que les vignerons attribuent à l’altitude et aux nuits froides.
Le rosé, couleur majoritaire du Var intérieur
Comme dans le reste de la Provence, le rosé représente l’essentiel des volumes de l’appellation. Il est élaboré par pressurage direct ou par une courte macération, puis fermenté à basse température. Les cépages principaux sont le grenache, le cinsault, la syrah et le mourvèdre, auxquels peuvent s’ajouter le tibouren et des cépages blancs en proportion limitée. Les rosés des Coteaux Varois se distinguent souvent par une acidité plus nette que ceux du littoral, car la vigne mûrit plus tard.
Des rouges de structure sur sols calcaires
Les rouges, minoritaires, trouvent dans ces terres argilo-calcaires une matière intéressante. La syrah y conserve des arômes poivrés, le grenache apporte la rondeur, le mourvèdre la charpente lorsque l’exposition lui permet de mûrir. Une partie de ces rouges est élevée en cuve et servie jeune, une autre passe en fût et se garde quelques années. La fiche de la Bastide des Oliviers, rouge des Coteaux Varois détaille ce que l’on peut lire sur l’étiquette d’un tel vin.
Les blancs, une production plus confidentielle
Les blancs reposent principalement sur le rolle, souvent associé à la clairette, au grenache blanc, à l’ugni blanc ou au sémillon. Ils restent rares, mais l’altitude leur donne une tension appréciée. Leur vendange intervient en général plus tard que sur le littoral, quand les nuits de septembre ont déjà rafraîchi les coteaux du centre du Var. Le cahier des charges ne prévoit que des vins tranquilles : un vin effervescent produit dans le secteur ne peut pas revendiquer le nom de l’appellation.
Lire une étiquette des Coteaux Varois
L’étiquette mentionne le nom complet, Coteaux Varois en Provence, avec la mention d’appellation d’origine protégée ou contrôlée. Le nom de la commune du domaine apparaît souvent dans l’adresse de l’embouteilleur et aide à situer le vin : Brignoles, La Celle, Correns, Tourves, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume ou La Roquebrussanne, par exemple. Le millésime renseigne sur l’âge du vin, essentiel pour un rosé qui se boit jeune. Un grand format, comme le rosé Rose des Vents présenté en jéroboam, porte les mêmes mentions, avec une contenance différente.
Les domaines de l’appellation dans le guide
Deux propriétés servent de repères géographiques. Dans le val d’Argens, entre les falaises de Châteauvert et de Correns, le château Margui et ses vignes de vallée représente les vignobles de fond de vallon. Au pied de la Sainte-Baume, le domaine du Loou à La Roquebrussanne illustre les bassins d’altitude où l’hiver est rude.
La rubrique Coteaux Varois en Provence et son vignoble d’altitude présente quant à elle l’aire, l’histoire de la reconnaissance en appellation et les massifs qui l’encadrent.
| Couleur | Cépages fréquents | Style habituel |
|---|---|---|
| Rosé | grenache, cinsault, syrah | pâle, vif, fruité |
| Rouge | syrah, grenache, mourvèdre | structuré, épicé |
| Blanc | rolle, clairette, ugni blanc | tendu, floral |
Sources : cahier des charges de l’AOC Coteaux Varois en Provence (INAO), syndicat des vins Coteaux Varois en Provence.